Ordinateur Windows optimisé avec l’aide de l’intelligence artificielle, autour de la sécurité, des performances, de l’espace disque, des pilotes et de la maintenance système.

Passer à Windows 12 avant l’heure : optimiser Windows 11 avec l’intelligence artificielle

Et si l’on préparait Windows 12 avant l’heure en optimisant Windows 11 ? Une réflexion pratique sur l’IA, la sécurité, les performances, l’espace disque, les pilotes et la maintenance d’un PC.

Ordinateur Windows optimisé avec l’aide de l’intelligence artificielle, autour de la sécurité, des performances, de l’espace disque, des pilotes et de la maintenance système.

 

Alors, comment passer à Windows 12 en attendant que Windows 12 sorte ?

Évidemment, le titre est un peu provocateur.

L’idée n’est pas d’installer mystérieusement un système d’exploitation qui ne serait pas encore disponible. Mon approche consiste plutôt à me dire : puisque Windows 12 se fait attendre, est-ce qu’on peut déjà essayer de faire évoluer son Windows 11 en améliorant ce qu’on possède actuellement ?

Sécurité, performances, espace disque, pilotes, firmware, entretien général de l’ordinateur…

Et aujourd’hui, avec l’intelligence artificielle et notamment les agents de codage, on peut aller beaucoup plus loin qu’un simple nettoyage manuel.

C’est ce que j’ai essayé de faire sur mon propre ordinateur.

Pourquoi vouloir pousser Windows 11 plus loin ?

Au départ, j’avais lu différents articles présentant Windows 12 comme susceptible d’arriver autour de 2025 ou 2026.

Au moment où j’ai enregistré cette réflexion, il n’était toujours pas là.

J’avais également vu passer une préversion ou une mise à jour particulière de Windows, sans savoir exactement s’il fallait y voir un signe de préparation d’une future version.

Je me suis donc dit quelque chose d’assez simple :

« Bon, Windows 12 est en retard ? Alors je vais essayer de faire passer mon Windows 11 à Windows 12 moi-même. »

Encore une fois, c’est évidemment une façon de parler.

Mais cela m’a amené à réfléchir à ce qu’on attend réellement d’une nouvelle version de Windows.

Plus de sécurité ?

De meilleures performances ?

Un système mieux entretenu ?

Une meilleure gestion du matériel ?

Finalement, on peut déjà travailler sur une partie de ces éléments sans attendre une nouvelle version du système.

Commencer par la sécurité de ses données

J’ai des fichiers et des données privées sur mon ordinateur que je souhaite conserver aussi privés que possible.

Je ne suis pas pour autant quelqu’un que je qualifierais de paranoïaque de la sécurité informatique.

D’autant plus qu’aujourd’hui, lorsqu’on utilise des services en ligne, du cloud ou de l’intelligence artificielle, il faut comprendre qu’une partie de nos données quitte nécessairement notre ordinateur.

Lorsque vous envoyez un document à un service d’intelligence artificielle pour le résumer, le traduire ou l’analyser, le service doit évidemment accéder au contenu pour pouvoir effectuer le travail demandé.

C’est pareil pour de nombreuses fonctionnalités modernes liées au courrier électronique, au stockage cloud ou aux assistants intelligents.

On peut critiquer cela.

On peut également trouver ces fonctionnalités utiles.

Chacun voit un peu midi à sa porte.

Mais je pense qu’il faut surtout comprendre une chose : la sécurité absolue n’existe pas réellement dès lors qu’on utilise des systèmes connectés.

Cela ne signifie pas qu’il faut abandonner toute sécurité.

Au contraire.

Cela signifie plutôt qu’il faut chercher un niveau de sécurité cohérent avec ce que l’on fait.

Trois grandes passes : espace disque, sécurité et performances

Dans mon cas, j’ai procédé en gros en trois passes :

  • gain d’espace disque ;
  • amélioration de la sécurité ;
  • optimisation des performances.

Je ne pense pas qu’il existe forcément un ordre absolument obligatoire.

Vous pouvez commencer par la sécurité.

Ou commencer par l’espace disque.

Puis travailler sur les performances.

Ce sont de toute façon des aspects différents de l’entretien du poste de travail.

L’intérêt de l’intelligence artificielle, c’est qu’on peut lui demander de préparer une approche adaptée à son ordinateur et à son niveau.

Première passe : récupérer de l’espace disque

J’avais déjà passé environ deux heures à nettoyer manuellement mon ordinateur.

À un moment donné, je me suis dit :

« OK, là j’ai fait l’essentiel de ce que je pouvais faire manuellement. Maintenant, qu’est-ce que l’intelligence artificielle peut trouver en plus ? »

J’ai donc demandé un prompt généraliste permettant d’identifier des possibilités de récupération d’espace disque sans perte de fonctionnalités importantes.

Et effectivement, j’ai encore réussi à récupérer une quantité significative d’espace en supprimant des fichiers devenus inutiles.

C’est là qu’on commence à voir l’intérêt de l’IA.

Un humain peut connaître les endroits habituels où nettoyer.

Mais un agent capable d’analyser le système peut également attirer votre attention sur des éléments auxquels vous n’auriez pas pensé.

Modéré, intermédiaire ou agressif : plus on va loin, plus le risque augmente

Il y a néanmoins quelque chose de très important à comprendre.

Vous pouvez demander à l’intelligence artificielle :

« Fais-moi une optimisation très prudente. »

Ou :

« Fais-moi quelque chose de modéré. »

Ou encore demander une optimisation beaucoup plus agressive.

Mais plus vous cherchez :

  • de l’ultra-performance ;
  • de l’ultra-sécurité ;
  • un énorme gain d’espace disque ;
  • ou des modifications très profondes du système,

plus vous prenez de risques.

Donc, si vous n’êtes pas informaticien, je pense qu’il vaut mieux rester sur une approche modérée.

Vous pouvez déjà obtenir d’excellents résultats sans aller modifier des paramètres que vous ne comprenez pas.

Et c’est probablement l’un des principes les plus importants lorsqu’on utilise l’IA pour administrer son propre ordinateur :

plus vous voulez aller loin dans la technique, plus vous devez savoir ce que vous êtes en train de faire.

Mon expérience avec le chiffrement du disque

J’ai moi-même rencontré un problème en voulant pousser trop loin certains paramètres de sécurité, notamment autour du chiffrement du disque.

Dans mon cas, cela m’a conduit à une situation compliquée de récupération.

J’ai réussi à retrouver l’accès à mon système, mais cela m’a demandé beaucoup de temps et une phase de déchiffrement extrêmement longue.

Donc je retiens surtout une chose de cette expérience :

avant d’activer une fonctionnalité de chiffrement ou de modifier profondément le démarrage de Windows, il faut vérifier sa configuration, comprendre la procédure de récupération et savoir où se trouvent ses clés.

L’intelligence artificielle peut proposer une option techniquement disponible.

Cela ne signifie pas automatiquement que vous devez accepter de l’activer.

L’IA peut proposer, mais c’est toujours votre ordinateur

C’est un point qui revient tout au long de cette expérience.

Un agent de codage peut vous proposer énormément de choses.

Il peut analyser votre configuration.

Il peut générer des scripts.

Il peut expliquer des paramètres.

Il peut automatiser certaines tâches.

Mais si vous lui donnez suffisamment de privilèges, il peut également appliquer des changements importants au système.

Et une mauvaise modification peut vous faire perdre trois jours au lieu de vous en faire gagner.

Donc oui, l’intelligence artificielle peut accélérer énormément l’entretien informatique.

Mais elle ne supprime pas la nécessité de comprendre les risques.

Firmware, chipset et pilotes : ne pas oublier le matériel

L’intelligence artificielle ne fait pas tout.

Il y a également tout le côté matériel de l’ordinateur.

Firmware.

Chipset.

Pilotes graphiques.

Pilotes du constructeur.

Ce sont des éléments auxquels beaucoup de personnes ne pensent pas forcément lorsqu’elles cherchent à accélérer leur ordinateur.

Pourtant, avant de vouloir appliquer des dizaines d’optimisations logicielles, je pense qu’il faut déjà vérifier que le matériel fonctionne avec des composants logiciels à jour.

Pour cela, le réflexe le plus simple est de passer par les outils et sites officiels du constructeur de votre ordinateur ou de vos composants.

Une mise à jour du firmware peut parfois provoquer un redémarrage particulier.

Écran noir.

Écran de progression.

Ventilateurs qui accélèrent.

Tests matériels.

Cela peut être impressionnant lorsque l’on ne connaît pas la procédure.

Mais il faut surtout suivre les indications du constructeur et éviter d’interrompre une mise à jour en cours.

Réparer Windows tout en conservant ses fichiers

J’ai également utilisé une fonctionnalité de Windows permettant de réinstaller ou réparer le système tout en conservant les fichiers et applications.

Je trouve cette possibilité particulièrement intéressante lorsqu’un système a beaucoup vécu.

Mais là encore, il faut faire extrêmement attention à l’option choisie.

Lorsque Windows vous propose plusieurs types de réinitialisation ou de réinstallation, il faut lire précisément ce qui sera conservé.

Parce qu’entre :

réinstaller Windows en conservant les données

et

effacer complètement l’ordinateur,

la différence est évidemment énorme.

Si vous vous trompez, vous pouvez perdre des années de photos, de documents ou de fichiers personnels.

Donc ce n’est pas le genre d’écran sur lequel il faut cliquer rapidement sans lire.

L’entretien de base reste important

Avant même de parler d’intelligence artificielle, Windows possède déjà des outils d’entretien.

Il existe notamment depuis longtemps des fonctionnalités de nettoyage de disque permettant de récupérer de l’espace occupé par certains fichiers devenus inutiles.

Ce n’est pas très spectaculaire.

Ce n’est pas forcément une nouveauté technologique.

Mais sur un ordinateur qui n’a pas été entretenu depuis plusieurs années, cela peut déjà faire une différence importante.

L’IA vient ensuite compléter ce travail.

Elle ne remplace pas forcément tout ce qui existe déjà.

Faire tourner un agent de codage sous Windows

Dans mon expérience, j’ai utilisé Codex avec un environnement en ligne de commande.

J’ai notamment utilisé Git Bash, qui permet d’avoir sous Windows un environnement ressemblant davantage aux outils traditionnels de Linux.

Mais ce n’est pas nécessairement l’environnement idéal pour tout.

À certains moments, je me suis dit que j’aurais probablement dû utiliser davantage PowerShell, notamment lorsqu’il s’agissait d’interagir avec des paramètres très liés à Windows.

PowerShell est évidemment beaucoup plus directement intégré au système.

Il existe également WSL, Windows Subsystem for Linux.

En gros, WSL permet d’utiliser un environnement Linux directement depuis Windows.

Vous pouvez par exemple disposer d’Ubuntu dans Windows et retrouver beaucoup d’outils habituels des serveurs Linux.

Pour quelqu’un qui connaît déjà l’administration serveur ou les lignes de commande Linux, c’est extrêmement intéressant.

Je considère d’ailleurs l’intégration de Linux à Windows comme une véritable évolution de l’environnement de travail.

ChatGPT pour réfléchir, Codex pour agir

L’approche que j’ai utilisée est assez simple.

Je demande d’abord à ChatGPT de m’aider à construire un prompt adapté à l’objectif :

  • récupérer de l’espace disque ;
  • améliorer la sécurité ;
  • améliorer les performances.

Ensuite, ce prompt peut servir de base à un agent de codage qui travaille directement dans l’environnement concerné.

C’est une différence importante.

Dans un navigateur web, ChatGPT peut vous expliquer quoi faire.

Un agent de codage exécuté dans un environnement local peut aller beaucoup plus loin puisqu’il peut analyser les fichiers et certains paramètres du système auxquels vous lui donnez accès.

Cela devient donc beaucoup plus puissant.

Et qui dit plus puissant dit également plus risqué.

Plus vous voulez aller loin, plus vous devez vous y connaître

C’est probablement le message principal que je voudrais faire passer.

Avec l’intelligence artificielle, quelqu’un qui connaît peu l’informatique peut déjà faire beaucoup mieux qu’avant.

Il peut poser des questions.

Faire diagnostiquer un problème.

Comprendre des termes.

Demander une stratégie.

Faire générer certaines commandes ou procédures.

Mais cela ne veut pas dire qu’en demandant :

« Sécurise mon ordinateur au maximum »

on peut ensuite accepter aveuglément tout ce qui est proposé.

L’IA peut proposer une fonction qui n’est pas adaptée à votre configuration.

Elle peut aller beaucoup plus loin que ce que vous aviez réellement besoin de faire.

Et plus vous voulez modifier des paramètres bas niveau, plus vous devez comprendre leurs conséquences.

C’est pareil pour le développement web.

C’est pareil pour l’administration serveur.

C’est pareil pour énormément d’autres domaines techniques.

L’IA réduit énormément la barrière d’entrée.

Elle ne fait pas disparaître complètement les compétences.

Un ordinateur totalement déconnecté serait-il réellement sécurisé ?

On pourrait se dire que la sécurité ultime consiste simplement à avoir un ordinateur totalement déconnecté d’Internet.

Pour certaines données extrêmement privées, cela peut effectivement constituer une approche particulière.

Mais on perd alors une énorme partie des fonctionnalités qui rendent aujourd’hui un ordinateur ou un téléphone intéressant.

Cloud.

Messagerie.

Mises à jour.

Services d’intelligence artificielle.

Travail collaboratif.

Applications en ligne.

Recherche.

Communication.

Et même un ordinateur isolé n’est pas magiquement invulnérable : dès qu’on échange des supports physiques ou qu’une personne accède directement à la machine, d’autres risques apparaissent.

Donc, encore une fois, je ne crois pas beaucoup à la sécurité absolue.

Je préfère parler de niveau de sécurité adapté.

Sécurité et intelligence artificielle : accepter le compromis

Nous allons probablement utiliser de plus en plus de services d’intelligence artificielle dans notre travail.

Des documents vont être analysés.

Des e-mails résumés.

Des fichiers de travail traités.

Des systèmes de gestion de projet vont intégrer de l’IA.

Des outils commerciaux et CRM vont également automatiser beaucoup de choses.

On peut choisir de ne rien partager.

Mais dans ce cas, on renonce aussi à certaines fonctionnalités.

Ou on peut utiliser ces services en réfléchissant à ce que l’on transmet, à la sensibilité des informations et aux protections proposées.

C’est toujours une question de compromis.

Peut-on faire la même chose sur Mac ?

Je n’ai pas encore testé cette approche de la même manière sur macOS.

Donc je préfère ne pas prétendre savoir exactement jusqu’où on peut aller.

Mais le principe me semble similaire : identifier précisément le matériel et le système, préparer des prompts adaptés et utiliser les outils appropriés à l’environnement Apple.

Il faudrait simplement tester cela spécifiquement.

C’est justement l’un des avantages de cette nouvelle génération d’outils : une stratégie générale peut ensuite être adaptée au matériel réellement utilisé.

Mon « Windows 12 avant l’heure »

Donc finalement, est-ce que j’ai réellement installé Windows 12 ?

Non.

Évidemment.

Mais j’ai essayé de faire quelque chose qui correspond à ma propre idée de ce que devrait apporter une nouvelle génération de système :

un ordinateur plus propre ;

davantage d’espace disponible ;

une sécurité mieux réfléchie ;

des performances mieux optimisées ;

des pilotes et composants logiciels à jour ;

et une utilisation beaucoup plus poussée de l’intelligence artificielle pour administrer la machine.

C’est cela que j’appelle ici, avec un peu d’humour, « passer à Windows 12 avant l’heure ».

L’IA peut faire gagner énormément de temps… ou en faire perdre

L’intelligence artificielle peut probablement vous faire gagner énormément de temps dans l’entretien de votre ordinateur.

Mais il faut conserver une règle assez simple :

plus vous voulez aller loin, plus vous devez comprendre ce que vous faites.

Une optimisation modérée peut déjà produire d’excellents résultats.

Chercher systématiquement la performance maximale, la sécurité maximale et le nettoyage maximal peut au contraire créer des problèmes.

Il faut donc progresser étape par étape.

Comprendre ce que l’on modifie.

Utiliser les outils officiels lorsque cela concerne le matériel.

Et ne pas confondre ce que l’intelligence artificielle peut proposer avec ce qu’il est réellement judicieux d’exécuter.

Voilà.

Si vous êtes arrivé jusqu’ici, bravo : la prochaine étape consiste peut-être simplement à découvrir comment utiliser un agent de codage depuis Windows et à commencer par une tâche raisonnable.

Pas besoin de vouloir transformer immédiatement votre ordinateur en bête de course.

Commencez par une optimisation modérée.

Regardez les résultats.

Apprenez.

Et puis allez progressivement plus loin si vous en avez réellement besoin.

Je vous souhaite de bons prompts.

José DUTIAN

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